J'écris sur ce que j'endure, les petites morts, sur les blessures. J'écris ma peur, mon manque d'amour, j'écris du coeur mais c'est toujours sur ce que je n'ai pas pu dire, pas su vivre, pas su retenir. J'écris en vers, et contre tous. C'est toujours l'enfer qui me pousse à jeter l'encre sur la papier, la faute sur ceux qui m'ont laissée. Ecrire, c'est toujours reculer l'instant où tout s'est écroulé. J'écris sur ce qui me blesse, la liste des force qu'il me reste. Mes kilomètres de vie manquée, de mal en prose, de vers brisés. J'écris comme on miaule sous la lune. Dans la nuit je trempe ma plume. J'écris l'abcès. J'écris l'absent. J'écris la pluie, pas le beau temps. J'écris ce qui ne se dit pas, sur les murs, j'écris sur les toits. Ecrire, c'est toujours revenir à ceux qui nous ont fait partir. J'écris quand j'ai mal aux autres, quand ma peine ressemble à la votre. Quand le monde me fait le gros dos, je lui fais porter le chapeau. J'écris le blues indélébile, ça me paraît moins difficile de dire à tous, plutôt qu'à un. Et d'avoir le mot de la fin.
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One of these days you're gonna wake up and you'll feel that same need in your heart and you're gonna realize how much I love you. And whenever that day is, I'll still be waiting for you. And you'll come home to me. I know that's not the end.